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Politique sur la protection de la vie privée

LES TRIBULATIONS DE GOOGLE BUZZ

Par Chris Herbert, rédacteur indépendant de Toronto

En tant que propriétaire de petite entreprise, je suis un grand fan de Google et j’utilise Gmail, Google Chat, Google Calendar et Google Apps. Pour l’essentiel, ces services en ligne sont parfaits pour moi. Les applications de Goggle sont très peu dispendieuses, ce qui n’enlève rien à leur puissance. Qui plus est, je n’ai pas à dépenser un sous pour les serveurs et les logiciels, puisque toute cette puissance et ces logiciels s’appuient sur le modèle de « l’informatique en nuage ».

Je suis également un gros utilisateur des réseaux et services sociaux, comme LinkedIn, Twitter et FriendFeed. J’échange activement en ligne avec d’autres spécialistes du marketing et des technologies. Au cours des dernières années, je me suis demandé quelle forme la stratégie de Google allait prendre dans le domaine des médias et des réseaux sociaux. Google Buzz pourrait bien être la réponse à cette question, mais comment Goggle en est-elle arrivée là, et s’agit-il vraiment de la réponse qu’elle cherche?

Au départ, on aurait dit que Google n’était pas intéressée par les médias sociaux. Jusqu’à un certain point, cela semblait logique. Le fait est que Twitter, LinkedIn et Facebook avaient déjà une longueur d’avance et que des dizaines, sinon des centaines de millions de personnes utilisaient déjà leurs services.

Toutefois, en 2007, Paul Buchheit, le créateur de Gmail, a lancé FriendFeed avec d’autres ex employés de Google. FriendFeed promettait d’être un guichet unique pour toutes les mises à jour touchant les réseaux sociaux et les nouvelles. Même si cet outil n’a pas bénéficié du même phénomène d’adoption massive que Twitter et Facebook, il s’est quand même gagné la faveur de milliers de personnes. Puis, en 2009, Facebook a acheté FriendFeed, parce que celle-ci avait mis au point une technologie et un service très astucieux ayant le potentiel d’être intégrés à Facebook pour améliorer l’expérience utilisateur. Il n’en reste pas moins que Facebook a acheté l’entreprise créée par d’ex employés de Goggle!

Ces événements – combinés à la popularité croissante des réseaux sociaux et à d’autres facteurs – ont, à mon avis, forcé Google à mettre au point un service de réseautage social. Google avait toujours ouvert la voie en matière d’innovation, mais dans le cas des réseaux sociaux, la société traînait franchement de la patte et se devait de réagir rapidement. Goggle se trouvait donc dans une position inhabituelle pour elle. Il s’en est suivi le lancement de deux produits médiocres : tout d’abord, en septembre de l’an dernier, Goggle Wave (une application Web permettant la communication et la collaboration en temps réel); puis, en février de cette année, Google Buzz (permettant le partage de mises à jour, de photos, de vidéos, etc., ainsi que l’amorce de conversations sur des sujets d’intérêt pour l’utilisateur, le tout à partir du compte Gmail). Une controverse sur la protection de la vie privée a ensuite éclaté, suivie du deuxième lancement de Goggle Wave. Cependant, ni Buzz ni Wave n’ont réussi à rattraper la « sainte trinité » des réseaux sociaux : LinkedIn, Twitter et Facebook.

Si vous vous demandez si vous devriez consacrer temps et effort à apprendre à utiliser Google Wave ou Google Buzz, je vous conseillerais plutôt de vous en tenir à la « sainte trinité ». Gardez toutefois un œil sur les progrès de Google, et risquez-vous si vous le voulez à tenter l’expérience Buzz ou Wave. Mais pour l’essentiel, concentrez-vous sur les services qui ont déjà été adoptés par un grand nombre d’utilisateurs – soit Twitter, LinkedIn et Facebook.

Chris Herbert est le fondateur de Mi6. Mi6 est une firme de marketing interentreprises et un réseau conçu pour aider les entreprises à développer leur marque et leur entonnoir de prospection. Il est en outre le fondateur de ProductCamp Toronto et de la nouvelle « non-association » (ou association virtuelle) de haute technologie Silicon Halton.